De cet acteur/réalisateur aux succès plus ou moins importants, mais très nombreux, de ces 8 précédentes réalisations, vous trouverez mes commentaires de Rock’n Roll (365) Nous finirons ensemble (638) Lui (869) et Astérix l’Empire du milieu (1145) qui attestent de son goût pour le renouvellement des genres, les castings de très bonne qualité et parfois un peu de manque de travail dans l’écriture des scénarios. Ce qui n’est pas le cas cette fois.
Ce film-ci nous permet de voir e.a. deux acteurs en pleine forme, Marion Cotillard et Denis Ménochet dont la carrière est spectaculaire et s’enrichit ici d’une prestation qui, à elle seule, mérite d’aller voir le film. Vous l’avez vu e.a. dans Inglorious Basterds, Jusqu’à la garde (479) ou Grâce à Dieu (631) et Peter von Kant (996) du même François Ozon, par exemple.
Soulignons la participation du chef opérateur belge, Benoît Debie dont le talent a été maintes fois mis à contribution dans des productions internationales, comme The Sisters Brothers (543).
L’histoire de ce film-ci doit se découvrir. Elle est racontée de façon chronologique avec quelques flash-back qui font comprendre le parcours traumatique du personnage central, une femme en butte à de nombreuses difficultés de tous ordres.
Ce film est un thriller psychologique très foisonnant : rebondissements, suspens parallèles, personnages de premier et second plans très intrigants. L’action se déroule entre l’Espagne et la France. Et la fin un peu kitch est d’un mélodramatique de conte de fées au goût sucré des bonbons qui consolent.
Ce qui rend le film remarquable, original, c’est la découverte de la vie d’une secte centrée sur l’endogamie et l’emprise pseudo religieuse qui est imposée à tous de façon martiale.
Cette communauté veut remplacer le lien familial par un lien spirituel et elle exige de chacun d’expier ses pêchers pour se voir accorder un pardon.
Les rôles de figuration ont été attribués en tenant compte de la ressemblance entre eux de cette « famille » complètement dysfonctionnelle.
Le titre du film me semble un mauvais choix, le karma désignant la règle selon laquelle chaque action, pensée ou intention (par le corps, la parole ou l'esprit) produit une conséquence inévitable, ce concept fumeux exprimant un principe spirituel et philosophique fondamental issu des religions orientales, notamment de l'hindouisme, du bouddhisme, du jaïnisme et du sikhisme. Ici l’instrumentalisation des simagrées de l’église catholique suffisent.