Ne vous laissez pas dérober ce film très plaisant qui nous fait partager quelques jours de la vie du dernier (?) voleur à la tire qui sévirait à New York.
C’est un petit délinquant sur le retour. Son épouse est catatonique et aphasique. Mais il s’en occupe avec affection.
Ce gagne-petit a tout un réseau de receleurs, de personnages louches dont un flic en fin de carrière avec lequel une complicité s’est nouée autrefois.
Cet arpenteur des métros, des lieux où l’on se bouscule, commet de petits larcins minables mais ce qui l’intéresse, c’est le cash qu’il en retire. Et que d’ailleurs, il redistribue généreusement.
Un peu par hasard, notre papy admirablement interprété par John Turturro, va être confronté à plus fort que lui. Et là nous entrons dans un domaine où les caméras de surveillance, les positionnements GPS, les montres connectées, les clés USB et autres instruments de torture moderne jouent un rôle qui va stresser tout le monde.
Il m’a semblé que N.Y. est admirablement montré dans ce film et que l’usage des focales, en particulier celles qui permettent de filmer les actions de loin ou les visages avec une particulière intensité, sont utilisées avec brio.
Le réalisateur a une carrière de plus de 20 ans comme acteur et ceci est le 3e film de long métrage qu’il dirige. La fin de l’histoire m’a parue un peu faible, mais après un très bon moment de cinéma de détente, cela se pardonne.