Délicieux. Et très japonais. Un film singulier, d’un type très rare. Un univers microscopique dans lequel travaille un homme dans la force de l’âge. Un dame âgée souhaite l’aider. Une plus jeune aussi. Et la propriétaire du lieu s’immisce avec un autoritarisme maladroit dans ce micro-univers fait de délicatesse, de subtilité, de mille attentions. A la nature, à la cuisine, à la complexité des relations humaines. Il faut se laisser aller à ce type de mini-société,
aux codes pour nous exotiques, et qui va évoluer subtilement, révélant le destin des protagonistes. Rien de spectaculaire, rien de racoleur. Que de la finesse, celle du regard, (avec des cadres d’une virtuosité inlassable) de la nature (avec des cerisiers de dentelle), des échanges verbaux (très rares et brefs) celle des gestes (qui redonnent leur magie à ceux du quotidien). Lorsque le film s’arrête, il laisse l’impression que l’on va quitter des amis lointains.