Il revient de loin. Ce sont les Jeux Olympiques de la sauvagerie. Rien ne manque. Les épreuves équestres, dont la voltige, de natation, le tire à l’arc, au révolver et au fusil, le marathon, les épreuves de bobsleigh, de survie, de lutte romaine et bestiale. Tous les intervenants méritent une médaille d’or. Le cadreur, le costumier, l’accessoiriste, le repèreur, tous ! Avec une pensée particulière pour la régie, le catering et la logistique. C’est une histoire filmée comme jamais, mais une histoire sans grand intérêt. Déjà que le titre dit bien que « il va revenir ».
Alors toutes les épreuves auxquelles est confronté notre héros ne sont que des moments de cinéma d’une grande virtuosité. On en sort tendu, fatigué et un peu agacé par la longueur du film qui est la conséquence d’une propension morbide à montrer un ours mangeur d’homme en plein repas, les doigts qu’on coupe, les flèches qui tuent, les chaires qui explosent, bref, un Tarantino sous la neige, chez les indiens et les trappeurs. J’en suis un peu revenu.