Gouleyant, pas très long en bouche. Ce n’est pas un film. Ce n’est pas une comédie. C’est une succession de sketches pleins de tentatives d’humour. Un trio d’acteurs improbable. Depardieu dans sa meilleure forme, façon Gabin. Poelvoorde façon Bourvil (offrez-vous 3’40’’ de pure bonheur : http://www.dailymotion.com/video/x2t9u3_bourvil-l-eau-ferrugineuse-sketche_news) et ce jeune Vincent Lacoste que l’on voit partout et qui est parfait. Ce qui rend le film un peu plat, sans substance, c’est qu’il n’y a pas de récit et que les relations entre les trois protagonistes sont d’une grande balourdise, d’une immense banalité. D’un sentimentalisme de sous préfecture. Seules quelques rencontres improbables épicent un peu ce road movie qui fait fausse route. Mais il y a des moments qui font rire, des répliques qui sont bien tournées. On regarde tout
cela la paupière lourde, comme l’humour salace du film, en espérant encore un moment marrant qui ne vient pas tout de suite. Mais comme il pleut dehors, autant rester au chaud et voir ce spectacle qui fait son petit bonhomme de chemin sans ambition, sans talent et totalement sans génie. Ce film est co-produit par une société belge et financé par le tax shelter. Il faudra se demander sérieusement si le législateur avait imaginé que son dispositif en faveur du cinéma belge allait abreuver ce genre de films fran-chouillard. Une détaxation pour payer le salaire de Poelvoorde, est-ce bien cela qu’il nous faut ? Si vous voulez lire une critique au bazooka : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1491926-saint-amour-avec-depardieu-il-faut-vite-en-finir-avec-l-imposture-kervern-et-delepine.html