Le cinéma belge qui se vautre dans ses pires travers. C’est moche, laid, ennuyeux, sans intérêt, sans enjeu, sans histoire... A Ma-jorque, en basse saison, quelques personnages pitoyables étirent leur ennui, leur médiocrité, leur tristesse, dans un climat de neurasthénie désabusée. Une dame de 72 ans qui a une flambée de sensualité, un père qui a la garde de sa fille, des parents affligés d’un grand dadais de fils qui essaye de se déniaiser, bref tout un monde qui traîne à la plage, dans un train touristique délaissé, dans un bus pour une visite avec ambiance assurée. L’intention du réalisateur est claire, appuyée, soulignée, répétée en boucle et on n’en peut plus. Malgré des comédiens qui semblent aus-si falots que leurs personnages, malgré une photographie très
réussie dans la laideur, malgré des costumes bien choisis et des décors plus glauques les uns que les autres. Et malgré une esthétique dans les cadrages qui se veut être un style. Mais le cadre et l’histoire absente restent sans intérêt... Alors, à quoi bon. Valéry Rosier, le réalisateur avait déjà à son actif e.a. Silence radio, un documentaire qui était, lui par contre, un petit chef d’œuvre, une réussite magnifique. Les deux films ont en commun de dépeindre des ringards, des laissés pour compte de la vie. Dans Silence radio il y avait un enjeu, des conflits, des émotions, un suspens. Je recopie ci-dessous mon commentaire aux producteurs. Dans Parasol il n’y a rien. La vacuité d’une vie ne peut se partager par la vacuité de son récit. Il faut des enjeux.