Le petit film, ce que le cinéma français peut produire de plus insignifiant, abrité derrière un excellent acteur qui se répète dans ses tics, ses sourires, ses regards fuyants, ses doubles positions de tête avant de parler, histoire d’essayer de donner du poids à ses répliques qui ne sont que des courants d’air. Dussolier est toujours bon, même lorsque le rôle est diaphane.
L’histoire est stupidement tarabiscotée, totalement in-crédible, d’un parisianisme de bobo de seconde classe.
Nous nageons dans l’eau tiède d’une tentative de manipulation politicarde comme on n’ose même plus les évoquer dans Minute.
Il y a tout de même un noyé dans un peu d’eau, façon Robert Boulin. Et des anciens soixante-huitards sont mêlés à cela de façon totalement filandreuse. Après le post-modernisme, voici que se pointe le post-gauchisme, façon Larzac ménopausé.
Les germanopratins vont se régaler des répliques écrites pour faire mouche, des livres vus dans la librairie que ne fréquentent que les beaux esprits. Et d’un ton désabusé très tendance.
Un tout petit jeu, boursouflé de pédantisme.