Le film étonne. Par l’intérêt que l’évolution du scénario n’arrête pas d’alimenter. L’histoire débute en classe ; classique. Ça sent la testostérone à plein nez. Les jeunes coqs s’affrontent comme il est d’usage, à cet âge.
Puis les personnages se découvrent, se construisent, les liens se nouent entre personnes improbables. Il y a des événements, des comportements qui prennent le spectateur par surprise. Et ils ne sont pas banals, ces rebondissements.
Les acteurs sont tous justes, riches de nuances et qui évoluent bien avec l’histoire. Kacey Mottet-Klein qui avait tant frappé déjà
dans Keeper (193). Il devrait changer de nom pour se faire un nom, car le talent, il l’a ! Et Sandrine Kiberlain est admirable de naturel et de sincérité.
Ce qui ajoute au charme de ces trois trimestres, que nous partageons de façon très linéaire, c’est l’environnement pyrénéen. Superbe. De la neige qui envahit tout, au soleil d’été qui baigne tout de façon apaisante, comme si la nature, elle aussi, accompagnait cette naissance à un nouveau monde, celui des adultes.
C’est à peu près le 20e film de André Téchiné. Je suis passé à côté de sa filmographie ; peut-être des DVD à regarder à l’occasion.