Pas léger léger, mais quel scénario ! Une jeune fille est séquestrée durant 7 ans. Nous la découvrons au début du film avec son fils âgé de 5 ans déjà.
Le film ne s’intéresse guère au prédateur, abject Dutroux d’un lieu indéterminé. L’histoire serait inspirée de faits réels qui ne se seraient pas passé de cette façon, ni aux USA.
Ce qui retient le spectateur, et fascine, c’est l’analyse fine, délicate et nuancée des rapports psychologiques entre mère et jeune fils, puis avec d’autres, lorsque l’enfer prend fin.
Il faut se laisser surprendre par ce que l’humain peut avoir de plus inhumain pour ressentir les fondements de la résistance au pire, la résilience inouïe et douloureuse dont peuvent être capables des gens aux destins sans doute sans comparaison possible.
Ce qui rend le film particulièrement intéressant c’est aussi la façon dont les défis techniques sont surmontés : la vie dans une pièce minuscule, une direction d’acteur particulièrement complexe. Bref un film hors norme et qui imprègne le spectateur, longuement.