Le film réunit des acteurs excellents, subtiles, qui nous content une histoire étrange, à la limite de l’onirisme.
Noémie Lvovsky est captivante. Une actrice qui réalise ses films, par ailleurs, et semble tout réussir. La jeune Alice Isaaz vaut le détour.
Le film est inspiré d’une Bande Dessinée éponyme ; de là, son manque de substance ? L’histoire se déroule à Nevers, bien ancrée dans un réalisme auquel tout concourt : les lieux de provinces, les décors, la réalité concrète des personnages.
La faiblesse, à mes yeux, du film est sa construction en trois chapitres/parties. Il y a un récit repris plusieurs fois, par séquences
connues déjà dès la deuxième, et selon le point de vue chaque fois différent de l’un des protagonistes.
Les mêmes scènes sont remontrées pour faire comprendre comment sont vécus tels moments par telles personnes. Amusant. Mais cela ne fonctionne que médiocrement.
Car il n’y a pas « un » point de vue, parce que le spectateur semble souvent en savoir plus que les protagonistes, et les protagonistes ne surprennent pas vraiment. Leurs histoires, un peu tirées par les cheveux pour les besoins de la mise en scène, finissent par lasser, à force de répétition, à force de faiblesse. Un mélange de charme, d’humour souriant, de langueurs.