Valent-ils la visite ? Pour l’image très belle, les lumières soignées, les cadres recherchés, les positions et mouvements de caméra intéressants... Les couleurs très saturées qui donnent au film une force visuelle, une beauté d’image qui compense un peu le fouillis du scénario qui ressemble à une pelote de laine dévidée par des chatons. Je connais le chef-opérateur. Pour les décors extérieurs, réels ou bien truqués qui dépaysent, certains ont été tournés en Belgique comme pour beaucoup d’effets spéciaux, réalisés par mon frère et son équipe. Bref, j’avais des motifs à voir à quoi sert l’argent du tax shelter belge et de Wallimage. Et essayer aussi de comprendre ce qui fait des Visiteurs l’un des gagnants toutes catégories du box-office. Ça, c’est plus difficile à comprendre pour moi.
Car ce type de film, c’est une succession de face-à-face entre acteurs qui s’aboient dessus. Puis quelques galopades dans des
couloirs, des escaliers, en carrosse... Et chaque réplique est écrite avec l’espoir de devenir culte. Ce n’est guère fluide. Okééé !
L’ambiance de la révolution française est joliment rendue par les costumes, les coiffes de femmes en particulier. Puis, nul ne comprend pourquoi, une fin croupion nous amène en pleine guerre de 40-45, avec résistants et occupants.
Au point où l’on en est, pourquoi pas, mais à un moment, on souhaite tout de même que ça cesse car on en a plein les oreilles et comme personne ne rit dans la salle, l’humour est un peu fastidieux, tant les répliques que les mimiques trop appuyées des acteurs grimaçants, pour faire divertissement, finissent par lasser. Sauf pour ceux que la scatologie amuse. Merci de la visite.