Ce n’est pas un film, c’est un produit commercial. Bien ficelé, avec quelques trouvailles, des moments de drôlerie, de tendresse, mais aussi ses lourdeurs, ses longueurs, ses phases démonstratives et laborieuses.
Dussolier est de loin le meilleur de tous les acteurs qui font de leur mieux pour assumer leurs séquences qui s’enchaînent façon Fey-deau en 4X4. Les intentions sont aussi voyantes que les ficelles de marionnettes aux répliques qui, trop souvent, tombent à plat, histoire de montrer qu’un produit commercial se distingue du cinéma par le travail à la chaîne de l’un et par le soin d’un artisan qui aurait pu faire de ce film une déclinaison à la Sautet d’un groupe improbable auquel il arrive un peu n’importe quoi.
Le moment le plus savoureux sans doute est celui passé dans la boulangerie. Et pas seulement pour le pain... La boulangère a de l’abattage et nous fait regretter que les autres n’aient pas eu d’aussi bonnes répliques et l’occasion d’exprimer leurs talents boulevardiers.