Pas très élevée. Après Le petit Nicolas, un petit film et ce n’est pas péjoratif : il en faut. Avec un autre petit, Astérix, le réalisateur a fait oublier qu’il est un intello du cinéma et coréalisateur, avec Ariane Mnouchkine, d’un Molière qui, lui, volait haut ! Ce film-ci est charmant, original (bien qu’un remake) sans être stigmatisant pour les personnes de très petite taille, avec des bonnes idées de situations amusantes : on en aimerait même les gros chiens ! Tous cela se passe dans un luxe de revue sur papier glacé, clichée. Le scénario est construit comme un jeu de légo, carré, sans grandes nuances, mais avec des parties plus virtuoses que d’autres, généralement grâce à des acteurs de second plan qui sont bien utilisés. Mais dirigés de façon parfois déconcertante : l’assistante juridique semble sortie d’un autre film... Bien entendu Virginie Efira procure un constant plaisir à ceux qui, comme moi, la considèrent comme
une comédienne particulièrement douée pour le cinéma. Nous verrons si elle arrivera un jour à porter des « grands » rôles. Mais dans le registre qui lui est proposé actuellement, elle me paraît exceptionnelle. Son mérite est d’autant plus grand que son « petit » partenaire nécessitait des trucages très divers et nombreux qui au total, passent bien, mais qui doivent compliquer gravement le travail de plateau. Très bonne post-production image ! Petit chapitre du râleur sur le détournement du tax shelter : certes, Virginie est belge (mais personne ne le sait en France) et nous avons droit à quelques belles vue d’avion de la gare de Liège, quelques images convenues dans une école de danse de cette même ville, histoire de justifier que les impôts belges soient utilisés pour enrichir les producteurs français. Sans aucun rapport avec la Belgique et sa cinématographie. Un jeu de dupes.