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2016-05
MERCI PATRON
François Ruffin
Il n’y a guère de quoi remercier : c’est un film plein de bonnes intentions et terriblement « beauf », épais, manipulateur, manichéen, d’une lourdeur pataude qui décourage même les plus adeptes du lynchage médiatique, de la mise au pilori des grands patrons emblématiques. Le Michael Moore français n’est pas encore né. Ici, c’est un plagiat de meeting de seconde zone. Mais les intentions,
les méthodes d’enquête et de provocation, rallient les râleurs. Ce qui explique le succès du film. Les commentaires traditionnellement économico-sociologico-anthropologiques ont été délibérément exclus du ring. Aussi il ne reste que les coups bas. Mais bien envoyés.