Il n’y a pas mort d’homme. Mais un récit en noir et blanc (très belles images !) qui lui donne un air de famille belge avec Ça c’est passé près de chez vous et Les convoyeurs attendent.
Un casting absolument extraordinaire : des tronches, des tempéraments dignes des meilleurs films américains. Le problème qui ne permet pas l’adhésion enthousiaste, que l’on aurait tant aimé ressentir, vient de la structure du récit. Elle est décousue, le rythme est lourd, insistant, répétitif...
A force de décliner les mêmes situations, les mêmes types de comportements, décrits avec une hallucinante verdeur, le spectateur éprouve le pénible sentiment de « déjà vu » dans de trop nombreuses séquences qui reviennent sur les mêmes stéréotypes comportementaux, avec une lenteur trop appuyée, les mêmes mécanismes de comique, qui trop souvent, s’enrayent. On le regrette.
Mais c’est comme lors d’un feu d’artifice : toutes les fusées ne font pas le même effet. L’ambition est perceptible de faire de ce film un bouquet final ; trop de séquences font pschitt pour que l’on soit ébloui. Mais le film est audacieux, hors normes, il exploite un type d’humour rare, il reflète un univers puissant et mérite donc une attention optimiste pour la suite de cette équipe.