La vie de Miles Davis m’est totalement inconnue, son œuvre me l’est à peine moins. Ce film est à des kilomètres de ces deux sujets hélas.
Maintenant j’ai envie d’écouter cette musique avec une attention soutenue ; je pense que la vie de l’homme a dû être peu ordinaire. Mais l’image qui en est donnée dans ce film est abjecte. Le biopic de fouille merde à l’état incandescent.
On ne voit que violence, misogynie, toxicomanie, médiocrité, alcoolisme et vénalité. Une stupide histoire de bande magnétique
volée sert de fil conducteur à un vague récit. La construction en flashback ne sert qu’à donner une petite importance à des scènes qui auraient eu tout à gagner dans une chronologie intéressante, montrant l’évolution d’un génie de la musique influencé par le milieu, l’argent, l’entourage et une femme qui semblait absolument irrésistible de beauté et de talent, Frances.
Hélas tout cela me semble gâté par une propension à instrumen-taliser une (partie) de vie, pour permettre à un quelconque réalisateur une œuvrette, à sa propre gloire, Don Cheadle qui joue d’ailleurs le rôle du trompettiste. Non sans talent.