Restons en Scandinavie pour un petit bijoux, un film rare, suédois. Rien ne donne envie de le voir : le portrait d’un vieux monsieur râleur.
Et bien la découverte est délicieuse, le récit plein de surprises, d’une structure audacieuse mais parfaitement lisible malgré ses va-et-vient dans le temps. Il y a une incroyable richesse d’éléments qui s’entrecroisent comme les doigts d’une main, des scènes qui se répètent et amusent en partie par ces répétitions, de fines descriptions de personnages nombreux et subtils, des situations d’une originalité qui surprend.
Bref, un moment de bonheur et d’émotion qui ne manque pas d’interpeller nos consciences car la démonstration est brillante qu’il ne faut jamais juger les hommes, ni les femmes, surtout lorsque l’on ne les connaît pas !
Ici, plus l’histoire avance, plus nous les connaissons et plus la complexité, les surprises mêlent leurs mystères aux préjugés des premiers contacts. C’est filmé de manière très efficace, un mélange d’évidence et de subtile originalité, un sens de la position de la caméra, une grande maîtrise du montage et des rythmes.