Une guerre perdue nom d’un chien ; le sujet s’annonçait succulent : des marchands d’armes qui font fortune grâce aux guerres menées par les U.S.A.
Ce n’est qu’un buddy movie de plus avec une paire d’acteurs qui remuent tout ce qu’ils peuvent. Alors le spectateur les prend en sympathie, s’amuse des circonstances un peu carnavalesques et caricaturales de leurs aventures. Le cynisme annonce quelques moments délectables.
Puis, insensiblement, sans que l’on ne puisse dire pourquoi, le scénario s’affaiblit, l’histoire se traîne, les invraisemblances s’accumulent et l’on perd le contact avec ce qui aurait pu être un film de dénonciation véhémente du commerce des armes et de la politique belliciste des U.S.A. Ou bien un film mêlant action et humour.
C’est un peu des deux, et le spectateur balance entre ces deux intentions malmenées. Ana de Armas, la comédienne mère de famille, interprète le rôle mille fois rabâché dans le cinéma américain, de l’épouse qui désapprouve mais soutient son héros de mari. Mais elle le fait avec un charme délicieux qui occupe le spectateur entre deux bâillements.