S’il vous appelle, ne décrochez pas : c’est une calamité. Une famille un peu déjantée, dont un fils collégien boutonneux est la tête de turc dans son Lycée, nous valent les pires banalités, les clichés les plus éculés et très mal torchés par une mise en scène de tâcherons. Une jeune allemande gothique façon figurine Légo, totalement absurde, et sans la moindre crédibilité, débarque dans cet univers plus faux qu’un piano désaccordé. Tout fait mal à voir. Alors que les dialogues sont écrits avec une bonne technique, personne ne semble capable de les dire d’une façon qui ne fasse pas
se dresser les poils des spectateurs qui ne sont pas encore assoupis. L’image est d’une laideur accablante pour ajouter au désastre. Et dire que ce genre de daube est co-financée par le tax shelter ; un réel détournement de fonds publics par ceux qui, d’ailleurs, s’en sont fait une spécialité, souvenez-vous de cette autre daube : La tour 2 contrôle infernal (219). Ces films de bas étage semblent être devenus la spécialité du producteur belge Nexus. Et Le correspondant ne correspond à rien.