C’est pas une victoire ! Nous sommes plongés dans la crise de la quarantaine, version féminine pour une fois. Et ça part dans tous les sens, mais reste dans les beaux arrondissements de Paris. Les scènes s’enchaînent sans réelle construction d’un récit, pour le plaisir d’un moment dialogué avec une espèce de vulgarité qui se veut moderne, un sens très mécanique des rebondissements sans ressorts, un goût de la provocation sociale de potache. Ce qui m’a le plus pesé c’est qu’aucun des personnages n’existe, n’évolue, n’est crédible. Ils parlent, bavardent, disent des banalités de lounge bar impersonnels qui se veulent drôles, un peu piquantes, façon critiques sociales.
Et rien ne fonctionne. L’avocate a deux très jeunes filles ; rien n’est exploité de cette situation complexe pour une mère célibataire autour de laquelle tournent des hommes interchangeables comme des cornichons dans un bocal.
La seule consolation, c’est Virginie Efira toujours bonne mais jamais excellente dans ce personnage qui lui va comme un costume sur mesure raté et plein de faux plis.