L’histoire est aussi invraisemblable que dépourvue d’intérêt. Ce genre de film n’est qu’une succession de performances à tous les niveaux du spectacle qui se veut haletant. Et nous, spectateurs, ne sommes pas volés. Le compte à rebours démarre fort : la fin de l’espèce humaine est possible, rien de moins ! Toutes les recettes des précédents films (succès ou échecs) du prolifique réalisateur sont mises en image. Et ça y va à un rythme d’enfer.
Les « mauvais » sont difficiles à identifier. Il y a une espèce de parfum de terrorisme de haute technologie autour de ce récit infantile qui se déploie avec splendeur dans des lieux superbes. Ils sont choisis sans doute pour dépenser sur place les recettes des films précédents, sans devoir les rapatrier aux U.S.A. et y payer
des impôts. Soit, cela ne se voit pas à l’écran, mais nous vaut des images de tourisme de grand luxe. En outre, une série très envahissante d’images fantasmées par le héros qui a subi un traumatisme, nous projettent dans un univers à la Jérôme Bosch animé et repoussant : l’enfer, si vous ne l’aviez pas deviné. Dante est mis à contribution, avec une pointe d’humour.
Tout cela est admirablement fait, mais le savoir-faire est la seule chose admirable en plus des lieux utilisés. Car cela traîne un peu en longueur, c’est d’une extravagance de jeu vidéo, d’un infantilisme régressif qui doit amuser les gens dépourvus d’imagination et de sensibilité.