Je dois le confesser : je n’ai rien compris à cet admirable film ; admirable par son casting, le traitement du décor (huis clos dans un hôtel) la photographie et les cadrages très léchés, les dialogues alambiqués pour faire intellectuel. Mais c’est totalement abscons pour moi. La structure en aller/retour de la chronologie n’apporte que de la confusion. Le fait qu’une confession aurait pu être enregistrée est une idée amusante, surtout avant le décès de
la personne qui s’est confessée. Mais tout le reste est au récit de cinéma ce que le rococo est à la sculpture : des bourrelets. L’idée de base est la réunion du G8, organe omnipotent qui ambitionne d’éradiquer définitivement la misère du monde. Vaste programme. Mais évoqué de façon tellement infantile, nimbé des brumes des mystères mystérieux qui le resteront, tout cela fait un peu Le Nom de la Rose revu par une cartomancienne des beaux quartiers.