Tim Burton au sommet de son art si particulier. Un univers qui n’est qu’à lui, à égale distance du conte de fée, du film d’horreur, de la fiction, du fantastique. Et c’est fantastique pour ceux qui aiment ce mélange étrange de personnages étranges, de décors qui sont de bandes dessinées, d’incarnations qui semblent issues d’un rêve et qui en même temps sont très vivants ; à leurs manières étranges. L’histoire démarre lentement et le film étant long, il semble un peu trop long. Mais ce qu’il y a à voir est d’une telle profusion que même moi, qui ne goûte guère la sf, j’y suis resté attentif. Ici le spectateur doit intégrer des concepts
complétement arbitraires : la boucle du temps, les sépulcreux, que sais-je encore. Mais tout cela donne des images, des effets souvent très lourdement soutenus par une musique envahissante, qui sont un plaisir pour les yeux, si l’effroi ne les a pas fermés. Le château du film existe vraiment ; en Belgique, le château de Torenhof à Brasschaat près d’Anvers. Si vous êtes tenté par une critique détaillée et méchante : http://culturelle/mentvotre.fr/2016/09/26/critique-miss-peregrine-et-les-enfants-particuliers-tim-burton-es-tu-la/. A voir donc par intérêt plus qu’avec la certitude d’un bon moment.