On aurait aimé que jamais cela ne débute, tant ce film exemplaire du cinoche franchouillard de mauvaise facture réunit tout ce qui fait un navet, s’il n’avait une réputation sympathique qui pousse le grand public à venir s’abrutir devant un numéro pitoyable d’Omar Sy (Oh ! Merci.) dans un scénario écrit par des beaufs devant satisfaire une coproduction Franco - Britannique qui fait presque regretter que le Brexit ne l’ait pas encore rendue impossible.
C’est une leçon de très mauvais cinéma : les cadres sont nuls ou bêtement « à effet », l’image est à peine meilleure que celle faite par un daltonien avec un smartphone, le son est d’une platitude qui souligne lourdement les images les plus prévisibles et les plus cartes postales possible.
Les décors sont faits par des employés d’IKEA qui auraient eu un peu plus de moyens que d’habitude.
Ce qui rend le spectacle particulièrement irritant c’est qu’il est aussi invraisemblable que mal mené : un joyeux baiseur de plages estivales se fait déposer le fruit de ses ébats de l’été d’avant. Le voilà père malgré lui. S’en suivent 8 années totalement dépourvues d’intérêt dans lesquelles certains petits gags s’insèrent comme s’ils avaient été demandés par pitié par les amis du réalisateur et de la production, histoire que les spectateurs ne se sentent pas totalement volés.
Tous les acteurs font des prouesses pour surpasser leurs camarades de jeu en médiocres balourdises. C’est un festival. Il faut que cela cesse. Alors on fait mourir la gosse, sans que l’on ne sache pourquoi et sans que cela ne perturbe plus les parents qu’une fuite d’eau dans la cave. Le tout à l’égout du cinéma français.