Ce réalisateur est bien connu déjà pour 3 films majeurs : No, El club (189) et Neruda (342).
Il vient de réussir admirablement ce film-ci qui est un moment très court de la vie d’une femme dont tout le monde connait le destin ainsi que les événements qui sont évoqués dans ce récit : l’assassinat de Dallas.
Et cependant, la tension, l’émotion et l’intérêt ne quittent pas un instant le spectateur.
Vous découvrirez avec beaucoup de satisfactions la structure très habile du récit jouant évidemment sur plusieurs chronologies entremêlées, sur des scènes de dialogues très consistantes, sur des tête-à-tête de confessions, bref une approche très nuancée, contrastée entre l’inimité, la solitude et les charges de la fonction. Tout cela donne un regard sur l’intériorité émotionnelle d’une mère, d’une épouse, d’une First Lady, tout à la fois, qui n’appartient sans doute qu’à l’excellent scénariste, mais qui rejaillit sur chacun de nous comme un profond sujet de méditation.
Les recours aux techniques de cinéma sont aussi subtils que variés : image d’époque, effet spéciaux, décors fastueux, mais c’est plus particulièrement dans la bande sonore exceptionnelle que l’on distingue la singularité du talent. Écoutez-là avec une attention soutenue car elle est brillante sans jamais être appuyée, à effet.