A fast film. L’histoire est contée au pas de charge de cet entrepreneur qui récupère et fait triompher un concept nouveau, celui du Fast Food. C’est très bavard, le récit repose sur les dialogues, avec très peu de faits qui font avancer l’histoire. Ça négocie, ça se dispute, ça s’affronte comme dans une espèce de western alimentaire, dégoulinant de graisse chaude et de frites rôties. Sans oublier les Milkshake qui feront la différence dans les revenus de ces parvenus. C’est un peu (trop) l’apologie de l’entrepreneur libéral américain dépourvu de scrupules et plein de cet entregent qui lui rallie des hommes de talents et qui rejette quiconque se met en travers de sa succes story. Bien entendu, il y a des périodes d’incertitude, d’angoisse même, mais le triomphe ne se fait pas trop attendre. Bref une histoire à la gloire de la libre entreprise,
de l’audace en affaire et du travail acharné pour réussir. Un biopic qui illustre richement les cours d’écoles de commerce pour qui ce case est encore une grande référence. Et cela fait aussi l’intérêt du récit : passer de la restauration à l’immobilier... Le charme du film vient également de l’époque évoquée avec beaucoup de talent dans les décors, les accessoires, les voitures, les costumes. Ne ratez pas les cravates de Michael Keaton, l’acteur principal. Comme il est excellent, vous ne penserez peut-être pas à baisser les yeux sur son torse de Batman. L’image numérique, très travaillée pour rendre les ambiances des films des années cinquante, contribue beaucoup au dépaysement qui, une fois de plus, est l’une des grandes réussites du cinéma américain.