Ni un embarras, ni un choix. Une fantaisie, bien menée, drôle en général, avec des moments bien ciselés. On ne s’ennuie pas, on s’amuse agréablement et l’on quitte la salle comme si l’on avait goûté de bons vins.
L’argument du film est aussi invraisemblable que tarabiscoté, mais il met en place un mécanisme comique qui, poussé à l’absurde, permet des numéros d’acteurs, la mise en place de quiproquo parfois rigolos, même si, généralement, ils sont très appuyés et tirés par les cheveux. Le réalisateur avait, e.a. films, été commenté pour Retour chez ma mère (266). Si les deux films passent à
la télé le même soir, vous pourrez comparer. Ils ont beaucoup de qualités en commun.
Alexandra Lamy est égale à elle-même dans les deux films ; je suis fasciné par le contrôle qu’elle a de ses grimaces. Mais c’est Sabrina Ouanazi qui, à mes yeux, crève l’écran. Quel régal. Et quelle compensation lorsqu’on voit ce type de film un peu insipide mais pas méchant. Ce qui est méchant par contre c’est une nouvelle fois de voir utiliser de l’argent du tax shelter destiné au cinéma belge dans un film franco-écossais où la part belge semble invisible. Sauf au générique.