Court. Un film très sympathique réalisé comme Autan-Lara n’aurait pas osé, une espèce de musée vivant de la cinématographie des années 50. Le récit est linéaire, d’une construction hyper classique, avec des plans fluotés, histoire d’être certain que les spectateurs qui regardent leur smartphone puissent, malgré tout, suivre une intrigue plan plan en relevant les yeux vers le grand écran.
Et l’histoire n’est pas sans intérêt : une mère, veuve, veut redémarrer sa vie professionnelle et élever à Paris un ado et un grand gosse absolument craquant. Les choses s’enchaînent pour que tout le monde suive et comprenne, pour créer une espèce d’empathie manichéenne pour cette mère courage contre les méchants qui pervertissent la jeunesse. Au générique, il est amusant de lire que c’est une équipe technique essentiellement de femmes qui a été réunie.
Ce qui soutient l’attention, c’est Virginie Efira qui est de tous les plans, ou presque, et qui est toujours bonne. Cette comédienne pourrait-elle être mauvaise ? Alors son charme opère et sauve l’heure et demi de pensum. Pensum accentué par les intentions moralisantes sur le mensonge qui pervertit les rapports familiaux, la famille rédemptrice, les vertus du vrai travail. Mais tout cela n’a pas pris.