Le comique troupier au féminin, l’humour sans esprit, en salade avec la vulgarité des beaux quartiers. L’idée est assez marrante et lorsqu’au bout de 40 minutes, environ, les personnages, leurs liens, leurs caractères sont bien exposés, il faut prendre patience pour que se développe une histoire un peu répétitive, avec des scènes parfois bien dialoguées, quelques répliques de qualité, bref des moments amusants, mais mal enchaînés, un peu appuyés, avec une direction d’acteurs qui va un peu dans tous les (non)sens. Juliette Binoche semble s’amuser de façon communicative dans son personnage de mère un peu fofolle. Sa fille par contre est lourdingue. Mais soit, s’il pleut un soir devant la télé,
cela amusera entre deux bâillements. La réalisatrice avait déjà sévi de façon grave : Connasse, princesse des cœurs (128). Comme il y a toujours quelque chose à apprendre, ici c’est le concept de
« quadrados » ou « quinquados » qui va devenir une façon de caractériser les comportements d’adultes qui singent l’adolescence. Et une scène, plus vraie que vraie, mérite une mention, celle du
« brainstorming » pour fragrance de w.c. On pourrait croire que ce qui se dit n’est que pure invention. Pour avoir fréquenté longuement ce genre de gens, je peux attester que c’est un pâle reflet des conneries qui se disent lors de ce type de réunions.