Le crépuscule, celui auquel les femmes arrivant à la cinquantaine pensent vivre à la ménopause. Ce film est une plaisante comédie française, avec ses moments de franche drôlerie, d’émotion aussi, des scènes de groupe assez originales, des liens mère-fille bien montrés. Savez-vous ce qu’est le service « chantant » dans un resto ? La vie provinciale un peu galère à l’âge où tout semble se terminer et où tout va pouvoir reprendre force et vigueur. La recherche de travail est un des thèmes nombreux qui s’entrelacent dans ce récit de tranches de vie, avec des saynètes fugitives et très percutantes. La « famille » d’acteurs, qui sont distribués dans
ce récit, sont tous épatants, professionnels et amateurs. Un moment de bonheur de voir le malheur des autres bien tourner. Bien tourné par une cinéaste qui ne laisse pas ses spectateurs s’ennuyer, qui dynamise magnifiquement les dialogues, qui rythme les séquences, tambour battant, sans pour autant faire de l’esbrouffe. Il y a quelques éléments de style (*flashback, rêves...) qui pimentent le film dans son déroulement chronologique, mais rien qui puisse s’apparenter à de la poudre aux yeux. Cette Aurore aux doigts de rose, peint le ciel d’un optimisme bienveillant et peu proposé dans la cinématographie française. Ce n’est pas une Aurore boréale.