Un cauchemar. Rarement j’ai vu un film avec autant de talents, d’acteurs excellents, qui se vautre dans l’incompréhensible, le chiffonné mental pour psychologiquement dérangés, pour mentalement ravagés, pour personnages aussi inconsistants que ridicules, sans substance, sans histoire, sans queue ni tête.
C’est un empilement de débuts d’histoires, celle du film supposé dirigé par le personnage central, celles d’autres personnages incidents, qui se croisent de façon très superficielle et hystérique, le plus souvent. Rien dans ce brouillon confus ne retient l’attention ; tout au plus est-on fasciné par la démence qui surgit comme des bouillonnements chaotiques et insensés.
Le prestige du réalisateur, le casting de première classe, le choix du film pour l’ouverture du festival de Canne, prédisposaient à quelque chose d’intéressant. Apprêtez-vous à une épreuve assommante qui ne laisse qu’un malaise profond : pourquoi tout cela pour rien ?