Il a osé ; et c’est osé. Un film psychologique, avec suspens et d’un esthétisme appuyé. Un film de décoratrice et d’actrice. Marine Vacth est saisissante de talent et de mystère ; de beauté plastique aussi... On croirait voir la fille de Carole Bouquet.
Pour ceux qui connaissent les questions liées à la gémellité, c’est amusant, car c’en est un catalogue assez complet. Jusque dans les secrets anatomiques les plus singuliers, ce qui, pour des jumeaux, n’est pas toujours aisé à vivre. Il y a de la maladie mentale, des chats superbes et un style, un univers esthétique haut de gamme. Les escaliers d’immeubles art déco sont superbes, la villa structurée en parfaite symétrie, les innombrables jeux de miroirs, tout cela donne une apparence de beau film. Quelques scènes de jambes en l’air ajoutent ce côté beau quartier pervers à un récit un peu poussif, car il est entièrement construit et tellement peu ressenti.
Ajoutez quelques scènes d’épouvante dans différents registres et vous saurez ce que vous allez voir. A voir, pour dire qu’on l’a vu. Le meilleur est sans doute le jeu de mot du titre. Vivement le prochain Ozon.
Encore un film financé par le tax shelter dans lequel rien de la Bel-gique n’est mis en avant. Sauf le générique de Scoop ridiculement long, on y trouvera bientôt le nom de la femme de ménage et du coursier.