Les parasols de balourds. C’est un peu une comédie musicale de provinciaux, tous passionnés par la musique de fanfare, plus élégamment nommée « Harmonie ».
L’une en Flandre, l’autre en Wallonie, dans deux petites agglomérations improbables que Jacques Demy aurait pu retenir comme décors.
Le scénario est académique ; avec ses rebondissements, ses scènes pour amuser, celles pour mettre la larme à l’œil, toujours dans un bon esprit de conciliation : familiale, musicale, belgicaine.
Ça respire la gaufre de Liège et la bière de Hoegaarden. Ce n’est jamais méchant, les clins d’yeux sont très appuyés, le casting est presque bon. La musique, les scènes chorégraphiées, les dialogues rythment cette historiette amusante avec beaucoup de bonne volonté.
Si en plus il y avait eu de bons acteurs et un metteur en scène de talent, peut-être aurions-nous revécu une sorte de Jambon d’Ar-denne réjouissant pour nos contrées au surréalisme incommunicable, même lorsque l’on se donne tout ce mal pour lui donner vie. Allez, encore un effort ; un jour peut-être.