Voilà un film qui raconte « l’Histoire » de façon fastueuse. L’histoire est connue au moins par le livre de Lapierre et Collins Cette Nuit la Liberté qui est incontournable au sujet de l’indépendance de l’Inde et de la création de l’état, en deux morceaux, du Pakistan. Ce livre a inspiré les scénaristes. Tous cela a été vu à de nombreuses reprises sous la caméra e.a. de Attenbourgh avec son magistral Gandhi. Mais il est toujours bon et intéressant de (re) montrer un monde disparu au moment même où il bascule. Le film est structuré autour de trois axes : les fastes de l’Empire finissant, l’histoire parallèle d’un amour impossible dans la population autochtone, et enfin les discussions politiques évidemment trop
raccourcies et donc un peu schématiques. Mais tout cela est mis en scène dans un style « grand classique » qui se laisse regarder sans ennui. L’interprétation dramatique des acteurs est assez bien unifiée, mais dans un style amidonné, un peu vieillot pour faire « époque » peut-être mais qui est l’antithèse de l’*actor’s studio. L’arrière goût de ce film est une réflexion bien nécessaire sur la gestion des différentes communautés organisées autour des religions, toutes impérialistes par nature. Elles étaient 4 et ont provoqué le plus gigantesque et désastreux mouvement de population de l’histoire.