Gérard Ourykiki. Voilà une histoire gentillette, avec deux
« monstres sacrés » qui font l’affiche et leur numéro, un peu à contre-emploi. Depardieu en gentille victime, Deneuve en poivrote à la dérive. Entourés de quelques seconds rôles amusants, ou qui essayent de l’être. La belle-mère de Depardieu vaut son pesant de cacahouètes, tant elle fait le singe. Tous d’ailleurs « surjouent » de façon un peu laborieuse et irritante. Les répliques « cultes » fusent comme des galets qui ricochent fastidieusement sur une
eau morne. Alors, quand ça rebondit, on s’esclaffe d’un rire gras devant tant de balourdise. Mais soit, le cinéma franchouillard se cherche un second souffle. Ici c’est un peu la respiration artificielle, payée avec le bon argent belge du tax shelter auquel on rêvait un destin de promoteur de nos talents nationaux, auteurs, scénaristes, réalisateurs, acteurs, chefs opérateur. Il faut se contenter ici des industries techniques qui font de la Belgique un repère de travailleurs détachés.