Il n’y en a aucun, le film est bien le « produit » attendu. Une comédie légère, astucieuse dans son propos et bien enlevée. Du ciné-ma français vu et revu, qui se distingue par l’intrigue intrigante : qui sont les pères biologiques ? A cette époque si préoccupée du « genre » voilà que s’ajoute la question du géniteur. C’est bien imaginé, avec des moments de « vérité » qui ne sont pas trop ridicules, parce que les acteurs sont tous très bons, même François Damiens arrive à ne pas être exaspérant, non pas que son regard glauque s’allume, mais simplement il semble moins marmoréen qu’à l’ordinaire.
Ce sont les deux « pères » qui retiennent l’attention par leur
« vérité, leur évidence ». Deux autres jeunes émergent, l’un qui
fait un numéro marrant de Zorro, Esteban l’inclassable, l’autre, la fille-mère, qui « assume », bien jouée par Alice de Lencquesaing. Voilà, il faut se contenter de cela pour se laisser distraire gentiment. Façon Claude Sautet aux petits moyens. C’est le début de Max et les ferrailleurs qui me semble ici parodié dans la séquence d’ouverture, celle du déminage. Parabole un peu lourdingue de la fouille pour trouver ce qui risque de vous exploser au visage. Ça bouge, ça crie, ça joue avec le danger. Bref, ça commence bien. Mais le film ne tient pas le rythme, après les explosions, ce sont les pétards mouillés, on se retrouve vite dans des duos bavards et convenus. Mais sympa. Cécile de France fait de son mieux : elle
« fait », elle « n’est » pas. Si vous avez encore un doute, cochez le titre pour son passage télé.