Ne le redoutez pas, si vous connaissez Jean-Luc Godard et l’ambiance de 1968 en France. Cependant le titre est éponyme d’un sous-marin nucléaire, le premier du genre, mis en service en 1967.
Nous vivons, avec amusement, le récit acide, mais sans mépris, de la vie de Godard, le réalisateur à l’époque de La Chinoise, qui dégoisait de façon assommante et se faisait se pâmer une série de suiveurs, pas tous écervelés. C’est le livre écrit par son épouse d’alors qui a servi d’inspiration au scénario.
C’est marrant, sans être comique, avec des scènes très réussies, une narration, tel un pull mité, pleine de trous. Il y a, comme dans un cocktail un peu accrocheur, ces mélanges de provocations et de scènes plus installées qui se succèdent dans une chronologie de reportage.
Quelques moments à ne pas manquer (la dispute en voiture au retour du non Festival de Cannes...) Des images des rues de Paris en mai 1968, en couleur, car tournées aujourd’hui, des moments d’intimité d’une froideur glaciale, des empoignades de germano-pratins à bout de souffle (et de nerfs). En aucun cas redouter la nostalgie.