Le mariage est béni, la passion est honnie. Telle pourrait être la morale de ce film qui nous plonge dans la Hollande que la Tulipe rend folle. Tout cela s’agite entre le style de Vermeer et celui de Franz Hals. Les acteurs sont excellents, superbement habillés, les séquences sont d’un dynamisme de mise en scène que la beauté des images rend plus attrayantes encore. Les deux thèmes enlacés - s’ils ne sont pas neufs - sont porteurs de passion : l’amour
entre un hommes et une femme, l’amour de l’argent qui trouve, dans la spéculation sur le commerce de la tulipe, une forme d’expression, si non unique, au moins originale dans ce récit. Hélas la sauce (hollandaise) ne prend pas... Nous allons de moments forts en moments forts sans qu’aucune construction cohérente ne donne à ce récit le puissant crescendo qu’il aurait mérité. C’est le bouquet pour une histoire fiévreuse.