C’est le tocsin. Comment peut-on mettre en production un film dont le scénario est anorexique ? Ça démarre assez bien, avec deux excellents acteurs.
L’idée de départ est forte et l’on se prend de sympathie et d’intérêt pour ces parents séparés qu’un drame rapproche soudain. Il y a des belles scènes, des échanges forts. Puis c’est le loup solitaire qui mène l’enquête d’une façon très peu crédible. Soit. Mais cela nous vaut des plans innombrables et répétitifs d’une silhouette filmée de dos, dans des maisons vides, et l’on finit par penser qu’il va faire
« Hou ! un, deux, trois, j’ai vu, hein ! ». Rien de tel ne se passe.
On reste au niveau du film, façon suspens, à tout petit budget, qui tire sur la corde pour faire du minutage. Puis lorsqu’enfin notre héros arrive chez les 3 méchants, le film pratiquement s’arrête. Sauf quelques images façon Hamilton pour « payer » le cachet de l’actrice, fort belle au demeurant : Mélanie Laurent. Et excellente interprète dans les scènes de début du film. Après, elle disparaît... La troisième partie du scénario n’a pas été tournée. Elle n’existe peut-être pas... En tous cas, on sort de la salle irrité d’avoir dû attendre la fin pour constater qu’il n’y en a pas. Alors il y a tout un blabla médiatique sur le fait que tout cela a été tourné en 6 jours... Ce n’est pas la création du monde ! Bref, un film dont on se passe.