But not a beautiful film. Puisque l’on traduit l’anglais en anglais pour les besoins de la distribution, il faudra se mettre à écrire en anglais...
Une espèce de brute autiste (les dialogues n’ont pas épuisé les sous-titreurs) passe ses journées à tuer des gens, sur commande, comme un livreur de pizza. Sauf qu’il s’introduit généralement de façon particulière chez ses victimes : vous aurez droit à toutes les variantes de back-doors et escaliers de secours, fort bien filmées. Bien entendu rien ne l’arrête et lorsqu’il doit se battre physiquement pour se dégager, c’est King Kong en pleine crise d’épilepsie. Tantôt il tue au révolver, tantôt au marteau. Bref, une boucherie répugnante sans aucun sens ni aucun intérêt. Les personnages qu’il croise sont aussi développés que des tweet de Trump. D’un
simplisme réduit à un titre de magazine pour salon de coiffure. Même la petite victime des pédophiles n’a droit qu’à quelques plans pitoyables et une fausse fin qui serait amusante si elle ne s’apparentait pas aux pires excès de Tarantino.
Ce que la cinéaste réussit remarquablement, c’est sa mise en image, toujours très sophistiquée, tant pour les cadres et les mouvements d’appareil que pour les éclairages qui donnent à ce film un niveau très élevé techniquement. D’autant que le travail sonore est passionnant par les discrètes mais subtiles exagérations des sons d’ambiance et une musique ironique qui aide à prendre son mal en patience. Le film est promus comme le Taxi Driver du XXIe siècle ; prenez le tram ou allez à vélo...