Une horreur de film d’horreur. Qu’on n’aime ou pas le « genre » épouvante, encore faut-il proposer un spectacle de qualité. Ici tout est veule. Le scénario est d’un simplisme qui fait honte. Répétitif et sans la moindre originalité. Le sexe occupe l’activité des protagonistes (certes la jalousie hystérique est le moteur des crimes, qui a beaucoup de ratés !). Mais les images de sexe sont aussi suggestives que les vitrines de sexe shop, avec une nette hésitation dans la façon de tourner entre une espèce de pudibonderie qui ne veut rien montrer vraiment, mais qui montre le plus possible,
histoire de se rincer l’œil. Les mécanismes psychologiques des protagonistes relèvent de la trisomie tant c’est mal construit, sans le moindre intérêt. Cela ne dépasse jamais l’hystérie de la femme et la lâcheté bredouillante de l’homme. Basic, mais sans instinct. En plus l’image est laide, la mise en œuvre du film d’un manque de maîtrise qui rappelle les balbutiements coquins des années soixante sans avoir l’excuse des pionniers de la transgression. Ici nous ne sommes ni dans la série C ou X mais dans le cinéma hémo-glopine. Pas très excitant.