Et elle l’a bien mérité : le film est magnifique. Certes pas dans la catégorie « prise de tête pour intellos », mais c’est tout pour nous : quels talents, quelle émotion, quelle énergie. Quel superbe film, débordant de vie, de vivacité. Un hymne à la multiculturalité, à la jeunesse, à cette culture émergente qui est une nouvelle vague de talents, de joies, d’émotions. Et de militantisme social et intergé-nérationnel. Féministe aussi, dans le sens le plus riche du terme. L’histoire se déroule suivant une chronologie simple, durant plusieurs années. Celles qui vont de la petite enfance, à l’accession, enfin, au but recherché par une femme exceptionnelle, certes, mais tellement en empathie avec les siens, avec ses semblables, avec les personnes qui l’entourent, la stimulent, l’inspirent et parfois la combattent. Le rythme du film ne faiblit jamais, les personnages existent, tous, même si ils ne sont qu’évoqués. Il y a une modestie dans les choix des événements qui nous rend l’histoire infiniment proche. Et Nawell Madani est exceptionnelle de talent, de beauté, d’énergie. Un film qui fait rire et pleurer, qui amuse et interpelle, un exemple de ce que tout le monde devrait voir, car il illustre que « c’est possible », mais pas facile. Et pour le coup, le tax shelter est utilisé à propos me semble-t-il. Les vues de Bruxelles, les scènes qui s’y déroulent, ont un sens dans la narration de l’histoire. Et si Olivier Gourmet veut apprendre ce qu’est un bon acteur, vrai, qu’il regarde bien Mimoun BENABDERRAHMANE, le père chauffeur de taxi, qui en est lui à son premier rôle.
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