« Réduction de taille ». Ce n’est pas le cas du film, long. Mais charmant. Un film cyberpunk, dystopique... Voilà des qualificatifs qui sont très snobs, mais pourraient alimenter les discussions des enragés de ce type de fiction, celle dans laquelle la réduction des corps humains serait possible et sollicitée par des gens conscients que cette façon d’agir permettrait de sauver la planète. Au départ de cette idée, nous sommes baladés, lentement, de réflexions en scènes de dialogue, de rencontres en découvertes, qui prennent toutes leur temps et petit à petit précisent les enjeux
et la complexité (présentée de façon amusante et techniquement très adroite) de la cohabitation de deux mondes : Les Voyages extraordinaires de Gulliver revisités, façon écolo. Laissez-vous emporter dans ce mélange de naïveté charmante, de comédie simpliste, pleine de belles images, de conversations messianiques, d’apprentis gourous reconnaissables à leur abondante toison. Les bons sentiments, les réflexions de magazines de salles d’attentes dégoulinent de ce miel un peu collant qui est le produit d’une pensée progressiste, mâtinée d’un prosélytisme un rien infantile.