Un biopic très fort, d’une singularité qui frappe d’abord par la réincarnation de l’athlète patineuse qui est filmée au sommet de son art, de façon éblouissante. Le film est construit comme une en-quête-interview, illustrée. Les personnages principaux, après les événements évoqués, témoignent, face caméra. Sauf hélas, la victime, grande absente dans le film ! Et nous quittons leurs propos, confrontés, parfois jusqu’à la juxtaposition, pour devenir témoins des faits évoqués depuis la petite enfance de Tonya.
Un histoire qui se déroule pratiquement sur une durée de 44 ans... A découvrir donc, mais l’on peut dire que c’est original tant par le milieu décrit, que par les violences morales et physiques « intra-familiales ». Malgré ce déferlement, le film connaît des moments un peu tirés en longueur, parfois répétitifs. Le tout incarné par des acteurs absolument excellents. Une mention toute particulière pour le chef opérateur, Nicolas Karakatsanis, belge, qui a, e.a. éclairé Bullhead et The Drop. (069)