Évanescent. Un film « pour rien » qui nous raconte lourdement la vie d’un giton sans scrupule qui se partage entre deux femmes, la blonde, légitime genre BCBG et la brune, la tentation incarnée, plus cynique encore que lui. Alors ceux qui apprécient les relations malsaines, les tensions artificiellement créées, e.a. par une musique convenue et par des scènes cent fois vues et filmées de façon classique, trouveront peut-être un certain piquant à cette descente aux enfers très bobo. Gaspard Ulliel est très bon dans le personnage mais hiératique dans sa façon d’être dans le film, sans nuances, sans évolution. Isabelle Huppert est excellente à son habitude. Mais ce n’est pas un grand rôle pour elle, mâchoires serrées, regard d’acier, répliques cinglantes. Du déjà vu.
Et une nouvelle fois un tax shelter exemplaire de l’abus du processus. Certes deux acteurs qui font des panouilles, quelques prestations techniques. Mais rien, strictement rien, qui aide à donner à la production belge une identité propre.