Un pensum alimentaire. Les Chtis ont été une surprise, un triomphe d’humour populaire et bon enfant, et un succès record au box office. Ici, l’on réchauffe les restes. Et il en est d’excellents. L’idée d’abord, le concept : la juxtaposition de deux styles diamétralement opposés de vie. Avec Dany Boon comme seul lien entre elles. Mais le traitement scénaristique est bricolé, très inégal. Il y a des scènes réussies, des longueurs, des dialogues percutants, d’autres verbeux, répétitifs. Bref, « peut mieux faire » même si, par exemple, la description du snobisme artistique parisien est un pur régal.
Dans le casting, Laurence Arné surpasse tout le monde par son charme et sa grâce, son talent. Les autres se donnent beaucoup de mal et Pierre Richard s’amuse manifestement. Regardez le film, générique de fin compris : consciente qu’il faut consoler un peu son public, la production n’a pas attendu de mettre les prises « ratées », mais très drôles, à la disposition d’un public qui s’en était régalé, sur internet, pour le premier Chti. Lorsqu’il pleuvra, que les enfants seront sur leurs tablettes et jeux vidéo, que vous aurez de la couture à faire et des courriels en retard, ne coupez pas la télé, ce film vous sera une très sympathique compagnie pour votre p’tite famille.