Sur un sujet dont on ne sait rien, ou si peu : le syndrome d’Asperger. Un film très sympa, linéaire, simple mais qui permet au spectateur de s’initier à ces drames restés encore peu connus « du grand public ». Nous sommes avec ce cas, à la limite si difficile à tracer de la différence et du handicap.
Voilà un moyen simple de se plonger dans cette problématique. En bonne compagnie.
Si le casting est classiquement bon, l’enfant est exceptionnel ; un regard que l’on ne captera qu’une seule fois dans la caméra, mais quel regard ! Celui de Max Baissette de Malglaive qui n’en est pas à son premier film malgré son jeune âge et en dépit d’une leucémie qu’il a surmontée très jeune encore. Arnaud Ducret a un abattage un peu caricatural, mais le personnage est cohérent. Alice David est exquise en jeune médecin irrésistible de charme ; et d’autorité compétente. Bigre, ça va cogner. La grand-mère de Monsieur Je Sais Tout est aussi un peu caricaturale, mais pleine de tendresse. Comme le couple des domestiques.
Voilà, on se laisse aller à suivre cette histoire un peu tirée par les cheveux, peu vraisemblable, mais qui est une leçon de vie.
La mise en œuvre, classique, fait un usage, au début, excessif de prises de vue avec drone. Et pour le reste, des solutions « simples et pas chers » permettent de faire du minutage.
La décoration des trois intérieurs principaux est exemplaire d’un stylisme de pure convenance, totalement déshumanisé comme trop souvent le cinéma français s’en contente hélas. Regardez attentivement, vers la fin, l’intérieur de la cuisine de la femme médecin. Aussi irréaliste que ridicule.
Mais le film reste plaisant et touchant.