Film dont je ne savais rien et dont je suis sorti impressionné. Il s’agit d’un suspens psychologique intra-familial.
Tout est magnifiquement mis en œuvre : les acteurs et actrices (superbes), les enfants, les décors et la lumière, à l’extérieur de façon grandiose, en intérieur de façon étriquée (c’est un symbole !), la manière dont sont mises en scène les actions en groupe, très réussies, dans lesquelles chaque figurant, chaque mouvement est juste, la profondeur de champs utilisée à bon escient. Des plans de drone pour une fois bien intégrés au récit. Le film est construit en deux parties, la première un peu répétitive et longuette. Mais qui
donne à voir la fiesta à l’espagnole dans un village. Puis le drame et la tension qui ne baisse jamais, l’intrigue qui se complexifie jusqu’à l’illisibilité. Mais qui rebondit chaque fois et nous mène au dénouement. Un divertissement de grande qualité. Réalisé par un metteur en scène iranien qui ne comprend pas un mot d’espagnol...
Le Passé, comme The Salesman (329) avait déjà impressionné par ces réflexions sur les secrets de famille délétères et enfouis sans pouvoir être oubliés. Car finalement l’on constate que « tout le monde le sait ».