Il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Lorsque, comme moi, l’on n’apprécie ni la bande dessinée, ni le dessin animé (ni les chiens) il faut une sacrée dose de scrupules professionnels pour aller tout de même voir ce film qui est admirablement fait. Les chiens et autres caractères sont très bien caricaturés, l’ambition est riche et complexe de créer un conte moral sur notre époque, mais le bavardage incessant casse la tête et le simplisme des séquences laisse pantois ; c’est infantile. Alors reste l’intention de faire rire ;
qui ne déride personne comme je le notais déjà à regret pour Le Grand Budapest Hôtel (71). Les spécialistes de l’animation en stop motion, en 2 et 3D, les maquettes créées par imprimantes 3D, et mille autres tours de métiers admirables, pourront se gausser du travail hallucinant qu’un tel film demande. Et les cinéphiles nippons - mais pas seulement - retrouveront une esthétique, des allusions, des codes bien à eux. Tout ce magasin d’accessoires et de savoir-faire, hélas, n’a pas réussi à créer une œuvre forte.