Le (re)Tour Infernale ! En allant voir ce type de production, il ne faut pas s’attendre à utiliser trop de neurones ; et ici, malgré la 3D et le grand spectacle, pas de déception : le produit est conforme à la promesse. Un film qui est au cinéma ce qu’une clique militaire est à un quatuor à cordes. Amusant de voir la structure du scénario, les durées très maîtrisées de chaque « épisode » lesquelles s’enchaînent de façon assez prévisible pour renouveler le suspens et donner au héros une occasion nouvelle de faire preuve de son énergie. Le gag de sa jambe amputée et de sa prothèse façon canif suisse est d’un goût assez moyen... Les effets spéciaux omniprésents sont à la hauteur du sujet (très très haut donc puisque
c’est la tour la plus haute du monde qui s’enflamme !). Les mauvais sont très mauvais, les flics sont très bons, certaines femmes sont très méchantes, pas l’épouse du héros de salle de bodybuilding. Et lorsqu’on tire à la mitraillette sur tout le monde, seuls ceux qui doivent mourir sont touchés. Les dialogues - si l’on peut dire - sont constitués par des phrases en 3 parties : sujet, verbe, complément. Comme cela tout le monde peut comprendre ce qui se dit. Le petit plus est que cette histoire, façon 9/11, se déroule en Chine, dans sa partie la plus américanisée, Hong Kong. Bref un cinéma de genre qui ne fait pas monter au ciel, mais qui assume.